Nous vivons dans une société où il n’est pas bien vu de discipliner ses enfants, un monde où plus de la moitié des mariages deviendront des divorces et où d’être un parent unique est la norme, et non l’exception. Dans une génération où les enfants ont le dernier mot sur les parents et professeurs, créant un sentiment d’invincibilité et de droit, il ne faut pas se surprendre que les partisans de sports croient qu’ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent car ce sont eux qui paient le prix d’admission. Mais nous sommes-nous déjà arrêté pour penser aux effets de nos actions sur l’équipe de laquelle on se dit partisans?
Des situations de la sorte ont vu jour une couple de fois cette saison à Montréal. Après que Jacques Martin fût congédié et que la direction du Canadien eut pris la décision de le remplacer de façon intérimaire par Randy Cunneyworth, un groupe se disant des « partisans du Canadien » s’est levé pour faire tout un plat du fait qu’il ne parlait pas français. Cela a fait en sorte que des joueurs ont dû commenter sur le sujet, prenant soin de bien choisir leurs mots. Mais soyez certains que l’impact s’est fait sentir bien au-delà des limites de la ville de Montréal et que les joueurs de la LNH en ont pris note… de façon négative. « J’avais pensé que ce serait le fun de jouer à Montréal », me confiait un joueur. « Mais il n’en est plus question maintenant. Ça n’a pas d’allure cette histoire, on en a parlé parmi nous sur notre équipe. »
Insatisfaits du dommage accompli par ces fefans, un autre groupe (ou est-ce le même?) partait une campagne pour ridiculiser Scott Gomez en célébrant « l’anniversaire de son dernier but. » Vraiment, c’est comme dire que c’est correct de faire des sottises si on le fait avec le sourire! Heureusement, cette dernière campagne de vulgarisation a vu un nombre important de vrais partisans qui ont non seulement refusé de joindre ce mouvement, mais qui ont dénoncé ces imbéciles. Les partisans au Centre Bell ont encouragé Gomez lorsqu’il touchait à la rondelle, espérant qu’il mette fin à cette mauvaise séquence, un situation qui me rappelle grandement lorsque certains huaient le jeune Carey Price il y a une couple d’années.
Mais ce qui fait le plus mal dans ces histoires est le fait de voir les médias traditionnels qui couvrent l’équipe, prendre ces histoires et les publier au lieu de les laisser mourir, leur donnant ainsi plus de visibilité alors qu’ils n’en méritent aucune. Je me demande ce qu’a pensé Geoff Molson du fait que RDS.ca a publié un article sur le groupe Facebook visant à « célébrer » l’anniversaire Gomez? Je serais curieux de lui poser la question juste entre lui et moi…
Les partisans seront des partisans. Ils critiqueront l’équipe, ils auront leurs joueurs préférés et ils se trouveront des boucs émissaires, des joueurs, entraîneurs, qu’ils n’aimeront pas, et c’est normal. Allez sur des forums et dénoncez le manque de production de votre souffre-douleur, partagez vos pensées avec amis et ennemies sur ce que l’équipe devrait faire ou ne pas faire, passez vos frustrations avec votre animateur de radio préféré en soirée si vous le voulez. Mais si vous êtes un vrai partisan du Canadien de Montréal et que vous voulez qu’il s’améliore, vous leur devez de vous tracer une ligne à ne pas dépasser. Huer un joueur à chaque fois qu’il touche à la rondelle, commencer ou participer à des campagnes de vulgarisation de groupe en publique contre un ou quelques joueurs, ou de faire un plat politique d’un geste alors que l’équipe a clairement indiqué que s’était temporaire, tout cela ira contre l’équipe en bout de ligne. Lorsqu’un joueur d’impact signera ailleurs qu’à Montréal, ces mêmes fefans seront les premiers à se fâcher contre l’organisation pour ne pas avoir offert autant à ce joueur. Peut-être l’ont-ils fait les amis, mais le joueur a préféré signer ailleurs.
En conclusion, on peut résumer le tout en un seul mot : PENSEZ! Regardez plus loin que votre nez. Reculez un peu afin de faire la différence entre la forêt et l’arbre devant vous. Comme Bob Gainey l’a si bien dit en septembre 2003 lorsque des fefans huaient Patrice Brisebois : « Nous n’avons pas besoin de ces gens, nous ne voulons pas ces gens, ils sont jaloux, ils sont jaune. Je pense qu’ils sont un groupe de bâtards peureux, pour être honnête. Notre message pour eux est de se tenir loin. Nous n’avons pas besoin de vous. »





Répondre avec citation
plusieurs sujets ont été abordés dans ta discussion et je crois comprendre ton point Habsterix mais je crois qu'il faudrait temporiser un peu.




Go Habs Cup
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Merci!
